Visite de la ferme de la Hourque

mercredi 3 novembre 2010
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Une journée chez Benoit et Véronique Voyer, chevriers et fabricants de fromage à Galley près du col du Portet d’Aspet, le 24 octobre 2010.
Organisation délicate mais menée à terme par Cécile, commentaires de Christian.’, ’’, ’Visite commentée.

Avant propos : Nous tenons à préciser aux amapiens qui n’avaient pas fait le déplacement et qui ont été confrontés à des conditions météo peu clémentes que ce reportage a été réalisé sans logiciels de retouche.
Nous avons simplement eu recours à notre bonne fée météo Martine qui nous avait concocté un micro climat dont elle a le secret sur Galey en ce dimanche.De même les scènes où vous verrez votre serviteur confronté à des attaques de caprins ou de suidés proches du sanglier ont été filmés sans trucages ni l’assistance d’un dompteur.

Le Couserans est une région magnifique où l’habitat est préservé et où le patrimoine foncier est jalousement conservé par les héritiers des guerilleros ayant participé à la guerre des Demoiselles.Ce qui ne facilite pas l’installation des jeunes exploitants qui ne sont pas du cru.
Comme le dit l’ami Olivier de Robert :"si tu dois en Ariège participer à une discussion dont tu ne connais pas l’objet commence par dire que tu es contre afin de te rallier la sympathie des autochtones...".

Véronique et Benoit ont su persévérer et c’est ainsi qu’après un accueil au poil ( de patou) la matinée commença par la visite de la chèvrerie et par un jeu de questions réponses auquel se livrèrent de bonne grâce nos hôtes sous le contrôle de la population caprine.

Les expertes ( reconnaissables à leur blouson rouge) furent notamment très intéressées par la problématique du renouvellement du cheptel et restèrent médusées devant le tableau des saillies affiché sur l’armoire à pharmacie. Leur instinct maternel fut également interpellé par les faire- parts de naissance affichés dans la chèvrerie.

Il convient de noter que Véronique connait le nom de baptème de tous ses pensionnaires et les traits de caractère de chacun.

La visite se poursuit par la découverte de la salle de traite mécanisée qui jouxte le laboratoire.

La ferme de la Hourque abrite également une vache qui fait l’objet d’une traite manuelle que nous accompagnons avec Benoit sur son lieu de pâture où elle se régalera de crocus. Retour à la chèvrerie où c’est l’heure du repas et certaines pensionnaires adultes s’en mettent jusqu’aux oreilles tout en conservant le sens de l’ordre.Nous pénétrons avec Benoit dans l’enclos des jeunes et là nous assistons à deux phénomènes étonnants . Un mâle dominant de la troupe des visiteurs est expulsé par 2 énergumènes peu amènes pendant que la femelle est entourée de toute l’affection du reste de la troupe.

Après toutes ces émotions, nous nous dirigeons naturellement vers la table dressée devant la maison du couple Voyer. Là, selon un rituel bien connu des participants aux ateliers pédagogiques des racines CARRE ( Minervois , paté maison, tartes , quiches et salades maison...) les agapes réunissents petits et grands. A signaler bien évidemment une pause fromage appréciée de tous. Une petite promenade digestive pour partir à la découverte des autres habitants de la ferme et notamment les cochons élevés au petit lait de chèvre.

C’est alors que se déroule un événement qui aurait pu faire la une de la Dépèche Ariégeoise qui couvrait l’événement si l’issue en avait été moins heureuse.A peine a t’ il pénétré dans l’enclos , Benoit est agressé par 2 individus , alors que je tente de m’interposer un troisième membre de la bande décide de me charger sous l’oeil goguenard d’un journaliste photographe avide de sentionnalisme et fleurant bon le scoop .Tout rentre dans l’ordre avec l’intervention de Véronique qui nous convie à la visite du laboratoire.

Après nous être déchaussés , nous pénétrons dans le sanctuaire où sont élaborés les produits, qui, du caillé aux tommes en passant par les chèvres poivrés seront proposés sur les marchés et aux amapiens. Un univers aseptisé afin de satisfaire les contraintes sécuritaires qui régissent les normes européennes.

Mais c’est l’heure du départ et nous promettons de revenir dans cette superbe région pour donner un coup de main à nos hôtes , randonner ou saluer les farios de la Bouygane.

Quant à nos hôtes qui en avaient pleins les bottes à l’issue de cette journée , ils purent savourer un repos bien mérité sur le banc familial.

Visite en images.

http://img830.imageshack.us/g/image0l.jpg/


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